Affichage des articles dont le libellé est grenade. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est grenade. Afficher tous les articles

dimanche 12 février 2012

Le Dodécanèse : Aux Portes de l'Orient


Cette année l'association 'Hellades' de Dijon propose un voyage de rêve aux îles du Dodécanèse

Voici leur programme ainsi que quelques informations et des photos de ces îles magnifiques.




dimanche 1 janvier 2012

Le Jour de l'An en Grèce




Jour de l’An
          Le 31 décembre, les enfants reprennent leur trigone et vont de maison en maison chanter les « Kalanda » dédiés à Agios Vassilis, ils reçoivent de l’argent ou des friandises en remerciement de leur chant. Les enfants accrochent leurs chaussures et leurs chaussettes aux fenêtres ou à la cheminée pour que Saint Basile les remplisse de cadeaux.
        Sur l’île de Chios, spécifiquement, île connue pour sa production de résine aromatique de l'arbre de mastic, les marins de l’île promènent dans les rues principales, des maquettes de bateaux mesurant 2 à 3 mètres ornées de lumières et de petits drapeaux, tout en chantant des « Kalanda » d’un genre particulier. Ils se dirigent enfin vers la place centrale où a lieu une procession suivie de la remise des prix aux quatre plus beaux bateaux.        
       Le 1er janvier, fête d’Agios Vassilis, les traditions ce jour-là sont liées à l’heureux commencement de l’année nouvelle à travers tout le pays.
        A minuit, de retour de la grande messe, le maître de maison ou bien l’aîné des enfants, avant de pénétrer le premier dans la maison, jette sur le sol à l’intérieur de la maison une grenade avec vigueur afin qu’elle éclate en 1000 morceaux et chante « Nombreuses Années ! heureux l’an nouveau ! » puis il entre du pied droit dans la maison. Si les personnes se trouvent dans la maison avant minuit, un peu avant le changement d’année, la personne désignée sort sur le seuil de la maison et attend le premier coup de minuit pour procéder au rituel de la grenade.
        La tradition de la grenade est une coutume ancestrale, ce fruit est un symbole d’abondance, de fécondité et de bonne chance. Dans de nombreuses maisons, on suspendait dans chaque maison une grenade dès l’automne.
        Dans l’île d’Amorgos,  la personne choisie par la famille fait le chemin de l’église à la maison en tenant à la main une icône. A minuit, elle fait deux pas dans la maison en disant : « qu’entre la chance! » puis fait deux pas en arrière en disant : « dehors la guigne ! ». Elle recommence trois fois ce cérémonial. La troisième fois, en pénétrant dans la maison, elle jette la grenade sur le sol dans la maison. Puis, tous les membres de la famille trempent un doigt dans du miel puis sucent leur doigt en disant que « l’année soit aussi douce que le miel ».
        L’année se termine aussi joyeusement qu’elle avait commencé. À minuit, Agios Vassilis apporte des cadeaux aux enfants, les adultes échangent leurs cadeaux et tentent leur chance aux cartes, on joue au « 31 ». On coupe la Vassilopita, sorte de quatre-quart rond aux amandes ou parfumé à l’orange où l’on cache une pièce de monnaie qui porte bonheur pour toute l’année à qui la trouve. Les parts de Vassilopita sont attribuées par ordre à Saint Basile, à la maison, à chaque membre de la famille, sans oublier la part du pauvre qui est la plus grosse. Dans les régions du littoral, la deuxième part est attribuée au bateau ou à la caïque et la troisième au pauvre.
          De belles coutumes se perpétuent dans certaines régions de Grèce, en voici quelques exemples :
       

lundi 19 décembre 2011

Noël: Coutumes dans différentes régions de Grèce



  
Noël
 
     
       Le 24 décembre, veille de Noël, dans tout le pays, les enfants vont de maison en maison chanter les « Kalanda » (provient du mot latin Calendae, nom des premiers jours du mois de janvier qui étaient célébrés avec pompe sous l’Empire Byzantin) en s’accompagnant d’un trigone (triangle métallique que l’on frappe à l’aide d’une tige métallique). Autrefois, les maîtresses de maison leur donnaient des sucreries, des fruits secs et des petits gâteaux mais aujourd’hui, dans les grandes villes, les enfants reçoivent de l’argent.
        La veille de Noël, un repas de réveillon frugal clôt une période de jeûne de 40 jours. La table de Noël est dressée pour le lendemain et on se couche tôt pour assister à la messe qui commence à quatre heures du matin et se termine juste avant le lever du soleil, généralement les enfants portent des vêtements neufs et communient.
        Le 25 décembre, au retour de l’église, toute la famille mange du miel, des fruits secs et le « Christopsomo » (littéralement « le pain du Christ ») sorte de galette aux noix que la maîtresse de maison a préparé la veille et où elle a pris soin de laisser l’empreinte de sa main. Aux enfants découvrant l’empreinte sur le pain, la mère dit « Regardez le Christ est né. Il a touché le pain. Regardez les empreintes de ses doigts ».        
      Le partage du pain du Christ répond à un rituel très important. Ainsi avant de le découper, le maître de maison fait le signe de croix avec un couteau sur le dos du pain. Il souhaite ensuite le « chronia polla » (nombreuses années) à toutes les personnes réunies autour de la table. Puis, il coupe les parts de pain, la première est réservée au Christ, la seconde à la maison et la troisième au pauvre, puis aux personnes présentes par ordre d’âge.
        Le repas de Noël est constitué de dinde farcie et/ou de cochon de lait farci, de kourabiédès (sablés en forme de croissant de lune et nappés de sucre glace), de mélomakarona (gâteaux à base de semoule, huile d’olive, sirop de miel et recouverts de noix pilées) et de diples (sorte de crêpes frites enrobées de miel et saupoudrées de cannelle).        
        Le jour de Noël, la famille se rend au cimetière pour visiter les défunts, un prêtre chante un psaume à la mémoire du disparu, puis la maîtresse de maison offre le « kollyva », met composé de blé, de raisins secs, d’amandes, de graines de grenade, de sésame et de sucre glace qu’elle a préparé, à la famille et aux personnes présentes au cimetière. 
        Néanmoins, Noël reste un jour de joie et d’allégresse que l’on passe en famille.
       Le 25 décembre, les « Kalikantzari » font leur apparition jusqu’au 6 janvier, jour de l’Épiphanie.
        Dans différentes régions de Grèce, un certain nombre de coutumes ancestrales sont toujours observées. Nous vous proposons quelques unes de ces traditions où l’on commémore encore les trois éléments fondamentaux à savoir le feu, l’eau et la terre. 
       Le feu est célébré durant la nuit de Noël.
         Le feu, élément magique et purificateur, doit rester allumé douze jours de la veille de Noël à l’Épiphanie. Dans l’île de Chios, le maître de maison coupe une grosse bûche, la place au centre de la pièce principale et répand des noix et des amandes tout autour afin que les enfants les ramassent et les mangent en chantant des chants de Noël. La maîtresse de maison dépose ensuite la bûche, appelée bois du Christ, dans la cheminée, et l’allume en ajoutant du bois épineux pour écarter les démons et les mauvais esprits. Les cendres seront répandues aux quatre coins de la maison la protégeant ainsi pour l’année à venir.
        Dans l’île de Lefkade et à Parga, le maître de maison verse par trois fois du vin et de l’huile sur le foyer en croisant ces éléments.
        Dans de nombreuses régions, on « marie » le feu en prenant du bois ayant un nom féminin et du bois ayant un nom masculin (il faut savoir que dans la langue grecque tous les noms de choses, d’animaux, de végétaux, ect ne sont pas tous du genre neutre) et la maîtresse de maison dit : « je marie le feu pour le bien de la maisonnée ».       
De Noël à l’Épiphanie, autrefois, on plaçait dans la cheminée 12 fuseaux pour qu’en les apercevant les Kalikantzari ne descendent pas par la cheminée.
        L’eau tient également une place très importante dans les coutumes grecques. Selon une