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dimanche 1 janvier 2012

Le Jour de l'An en Grèce




Jour de l’An
          Le 31 décembre, les enfants reprennent leur trigone et vont de maison en maison chanter les « Kalanda » dédiés à Agios Vassilis, ils reçoivent de l’argent ou des friandises en remerciement de leur chant. Les enfants accrochent leurs chaussures et leurs chaussettes aux fenêtres ou à la cheminée pour que Saint Basile les remplisse de cadeaux.
        Sur l’île de Chios, spécifiquement, île connue pour sa production de résine aromatique de l'arbre de mastic, les marins de l’île promènent dans les rues principales, des maquettes de bateaux mesurant 2 à 3 mètres ornées de lumières et de petits drapeaux, tout en chantant des « Kalanda » d’un genre particulier. Ils se dirigent enfin vers la place centrale où a lieu une procession suivie de la remise des prix aux quatre plus beaux bateaux.        
       Le 1er janvier, fête d’Agios Vassilis, les traditions ce jour-là sont liées à l’heureux commencement de l’année nouvelle à travers tout le pays.
        A minuit, de retour de la grande messe, le maître de maison ou bien l’aîné des enfants, avant de pénétrer le premier dans la maison, jette sur le sol à l’intérieur de la maison une grenade avec vigueur afin qu’elle éclate en 1000 morceaux et chante « Nombreuses Années ! heureux l’an nouveau ! » puis il entre du pied droit dans la maison. Si les personnes se trouvent dans la maison avant minuit, un peu avant le changement d’année, la personne désignée sort sur le seuil de la maison et attend le premier coup de minuit pour procéder au rituel de la grenade.
        La tradition de la grenade est une coutume ancestrale, ce fruit est un symbole d’abondance, de fécondité et de bonne chance. Dans de nombreuses maisons, on suspendait dans chaque maison une grenade dès l’automne.
        Dans l’île d’Amorgos,  la personne choisie par la famille fait le chemin de l’église à la maison en tenant à la main une icône. A minuit, elle fait deux pas dans la maison en disant : « qu’entre la chance! » puis fait deux pas en arrière en disant : « dehors la guigne ! ». Elle recommence trois fois ce cérémonial. La troisième fois, en pénétrant dans la maison, elle jette la grenade sur le sol dans la maison. Puis, tous les membres de la famille trempent un doigt dans du miel puis sucent leur doigt en disant que « l’année soit aussi douce que le miel ».
        L’année se termine aussi joyeusement qu’elle avait commencé. À minuit, Agios Vassilis apporte des cadeaux aux enfants, les adultes échangent leurs cadeaux et tentent leur chance aux cartes, on joue au « 31 ». On coupe la Vassilopita, sorte de quatre-quart rond aux amandes ou parfumé à l’orange où l’on cache une pièce de monnaie qui porte bonheur pour toute l’année à qui la trouve. Les parts de Vassilopita sont attribuées par ordre à Saint Basile, à la maison, à chaque membre de la famille, sans oublier la part du pauvre qui est la plus grosse. Dans les régions du littoral, la deuxième part est attribuée au bateau ou à la caïque et la troisième au pauvre.
          De belles coutumes se perpétuent dans certaines régions de Grèce, en voici quelques exemples :
       

mardi 13 décembre 2011

Noël en Grèce



Les fêtes de fin d’année en Grèce

   
          La période des fêtes de fin d’année en Grèce débute la veille de Noël jusqu’à l’Épiphanie, et elle  s’étend  sur une période de 12 jours appelée Douzaine.

                 Durant cette Douzaine, de nombreuses coutumes sont célébrées à travers tout le pays, qui varient d’une région à l’autre. Ces coutumes proviennent de fêtes chrétiennes et de croyances païennes que le Christianisme a tenté en vain de balayer. Ainsi les saints ont pris la place des héros et des dieux, protégeant et aidant selon leurs particularités. La persévérance et l’attachement d’une population pour la plus grande partie agricole, à ces coutumes ancestrales, ont obligé l’Église d’accepter les coutumes et les habitudes contraires à ses dogmes.
        
        Au point que vers la fin de l’époque romaine l’Église a remplacé toutes les fêtes païennes chères à la population comme les saturnales, les calendes et autres, en les transformant en fêtes chrétiennes. Dans les temps anciens, la période de Noël n’était pas la période de fête et d’allégresse qu’elle est aujourd’hui, elle représentait plutôt la victoire de la lumière sur les ténèbres. Pour ajouter foi à ces croyances, il faut avoir en mémoire que le 25 décembre est célébré quelques jours après le solstice d’hiver du 22 décembre, époque où la nuit est plus longue que le jour. Ainsi la fête de la naissance du dieu Mithra (dies natalis solis invicti), l’invincible soleil, le 25 décembre, est devenu au milieu du IVe siècle (354 ap. J.C.), le jour anniversaire du Christ, la nouvelle lumière du monde.

        Traditionnellement, chaque maison s’ornait d’une maquette de bateau, en bois, plus ou moins grande, décorée d’une guirlande lumineuse ou de petites bougies. A l’époque de l’antiquité classique à Athènes mais aussi dans les îles Ioniennes, un bateau sur une plate-forme faisait le tour de la ville pendant la fête des fleurs pour montrer à tout le monde la fin de l’hiver. Pendant les premières années chrétiennes, des groupes de jeunes gens allaient de maison en maison, en tenant un petit bateau entre leurs mains et en chantant les « Kalanta » pour annoncer l’arrivée de Saint-Basile (Père Noël).