La veille de Noël, un repas de réveillon frugal clôt une période de jeûne de 40 jours. La table de Noël est dressée pour le lendemain et on se couche tôt pour assister à la messe qui commence à quatre heures du matin et se termine juste avant le lever du soleil, généralement les enfants portent des vêtements neufs et communient.
Le 25 décembre, au retour de l’église, toute la famille mange du miel, des fruits secs et le « Christopsomo » (littéralement « le pain du Christ ») sorte de galette aux noix que la maîtresse de maison a préparé la veille et où elle a pris soin de laisser l’empreinte de sa main. Aux enfants découvrant l’empreinte sur le pain, la mère dit « Regardez le Christ est né. Il a touché le pain. Regardez les empreintes de ses doigts ».
Le repas de Noël est constitué de dinde farcie et/ou de cochon de lait farci, de kourabiédès (sablés en forme de croissant de lune et nappés de sucre glace), de mélomakarona (gâteaux à base de semoule, huile d’olive, sirop de miel et recouverts de noix pilées) et de diples (sorte de crêpes frites enrobées de miel et saupoudrées de cannelle).
Le jour de Noël, la famille se rend au cimetière pour visiter les défunts, un prêtre chante un psaume à la mémoire du disparu, puis la maîtresse de maison offre le « kollyva », met composé de blé, de raisins secs, d’amandes, de graines de grenade, de sésame et de sucre glace qu’elle a préparé, à la famille et aux personnes présentes au cimetière.
Néanmoins, Noël reste un jour de joie et d’allégresse que l’on passe en famille.
Le 25 décembre, les « Kalikantzari » font leur apparition jusqu’au 6 janvier, jour de l’Épiphanie.
Dans différentes régions de Grèce, un certain nombre de coutumes ancestrales sont toujours observées. Nous vous proposons quelques unes de ces traditions où l’on commémore encore les trois éléments fondamentaux à savoir le feu, l’eau et la terre.
Le feu, élément magique et purificateur, doit rester allumé douze jours de la veille de Noël à l’Épiphanie. Dans l’île de Chios, le maître de maison coupe une grosse bûche, la place au centre de la pièce principale et répand des noix et des amandes tout autour afin que les enfants les ramassent et les mangent en chantant des chants de Noël. La maîtresse de maison dépose ensuite la bûche, appelée bois du Christ, dans la cheminée, et l’allume en ajoutant du bois épineux pour écarter les démons et les mauvais esprits. Les cendres seront répandues aux quatre coins de la maison la protégeant ainsi pour l’année à venir.
Dans l’île de Lefkade et à Parga, le maître de maison verse par trois fois du vin et de l’huile sur le foyer en croisant ces éléments.
Dans de nombreuses régions, on « marie » le feu en prenant du bois ayant un nom féminin et du bois ayant un nom masculin (il faut savoir que dans la langue grecque tous les noms de choses, d’animaux, de végétaux, ect ne sont pas tous du genre neutre) et la maîtresse de maison dit : « je marie le feu pour le bien de la maisonnée ».
L’eau tient également une place très importante dans les coutumes grecques. Selon une
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lundi 19 décembre 2011
Noël: Coutumes dans différentes régions de Grèce
Libellés :
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Pays/territoire :
Epire, Grèce
mardi 13 décembre 2011
Noël en Grèce
Les fêtes de fin d’année en Grèce
La période des fêtes de fin d’année en Grèce débute la veille de Noël jusqu’à l’Épiphanie, et elle s’étend sur une période de 12 jours appelée Douzaine.
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Durant cette Douzaine, de nombreuses coutumes sont célébrées à travers tout le pays, qui varient d’une région à l’autre. Ces coutumes proviennent de fêtes chrétiennes et de croyances païennes que le Christianisme a tenté en vain de balayer. Ainsi les saints ont pris la place des héros et des dieux, protégeant et aidant selon leurs particularités. La persévérance et l’attachement d’une population pour la plus grande partie agricole, à ces coutumes ancestrales, ont obligé l’Église d’accepter les coutumes et les habitudes contraires à ses dogmes.
Au point que vers la fin de l’époque romaine l’Église a remplacé toutes les fêtes païennes chères à la population comme les saturnales, les calendes et autres, en les transformant en fêtes chrétiennes. Dans les temps anciens, la période de Noël n’était pas la période de fête et d’allégresse qu’elle est aujourd’hui, elle représentait plutôt la victoire de la lumière sur les ténèbres. Pour ajouter foi à ces croyances, il faut avoir en mémoire que le 25 décembre est célébré quelques jours après le solstice d’hiver du 22 décembre, époque où la nuit est plus longue que le jour. Ainsi la fête de la naissance du dieu Mithra (dies natalis solis invicti), l’invincible soleil, le 25 décembre, est devenu au milieu du IVe siècle (354 ap. J.C.), le jour anniversaire du Christ, la nouvelle lumière du monde.
Traditionnellement, chaque maison s’ornait d’une maquette de bateau, en bois, plus ou moins grande, décorée d’une guirlande lumineuse ou de petites bougies. A l’époque de l’antiquité classique à Athènes mais aussi dans les îles Ioniennes, un bateau sur une plate-forme faisait le tour de la ville pendant la fête des fleurs pour montrer à tout le monde la fin de l’hiver. Pendant les premières années chrétiennes, des groupes de jeunes gens allaient de maison en maison, en tenant un petit bateau entre leurs mains et en chantant les « Kalanta » pour annoncer l’arrivée de Saint-Basile (Père Noël).
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